📋 En bref
La licorne française Mistral a sécurisé 830 millions de dollars en financement par dette pour construire un centre de données IA de 44 MW près de Paris, avec 13 800 puces Nvidia GB300.
  • 830 millions de dollars pour un data center souverain
  • 13 800 puces Nvidia GB300 et 44 MW de capacité
  • Souveraineté numérique : un enjeu stratégique
  • Ce qu'il faut retenir

830 millions de dollars pour un data center souverain

Mistral, la licorne française de l’intelligence artificielle, vient de boucler un financement par dette de 830 millions de dollars. L’objectif : construire un centre de données dédié à l’IA à Bruyères-le-Châtel, dans l’Essonne, opérationnel dès le deuxième trimestre 2026.

Le consortium bancaire réunit des poids lourds de la finance : Bpifrance, BNP Paribas, Crédit Agricole et HSBC, entre autres. Un signal fort de la confiance du secteur financier européen dans les infrastructures IA souveraines.

13 800 puces Nvidia GB300 et 44 MW de capacité

Le site accueillera 13 800 puces Nvidia GB300, la dernière génération de processeurs conçus pour l’entraînement et l’inférence de modèles de grande taille. La capacité électrique atteindra 44 MW — suffisante pour alimenter une petite ville.

Mistral ne compte pas s’arrêter là. L’entreprise vise 200 MW de capacité de calcul répartis sur le territoire européen d’ici fin 2027, une montée en puissance qui traduirait une volonté claire de réduire la dépendance aux hyperscalers américains.

Souveraineté numérique : un enjeu stratégique

Ce projet s’inscrit dans un contexte où l’Europe cherche à rattraper son retard en matière d’infrastructure IA. Avec l’initiative Apply AI et le déploiement de 15 supercalculateurs IA sur le continent, la France se positionne en fer de lance de cette course.

Le choix du financement par dette plutôt que par dilution du capital montre la maturité financière de Mistral et sa volonté de garder le contrôle de sa trajectoire. Dans une industrie où les levées de fonds se comptent en dizaines de milliards, 830 millions en dette constituent un pari mesuré mais ambitieux.

Ce qu’il faut retenir

Mistral passe du logiciel au matériel. En construisant sa propre infrastructure, la startup française s’affranchit progressivement des fournisseurs cloud américains et pose les fondations d’un écosystème IA européen autonome. Le premier test grandeur nature arrivera dans les semaines qui viennent, quand les premières puces GB300 seront mises sous tension à Bruyères-le-Châtel.