Apple prépare un tournant majeur avec iOS 27 : Siri pourrait céder sa place d’assistant par défaut au profit de ChatGPT, Gemini ou Claude. Cette ouverture, imposée en partie par le Digital Markets Act européen, transformerait l’iPhone en plateforme neutre pour l’intelligence artificielle. Les utilisateurs choisiraient librement leur assistant vocal, une première dans l’histoire d’Apple.
Pourquoi Apple ouvre Siri à la concurrence
Depuis le lancement de Siri en 2011, Apple a maintenu un contrôle total sur l’assistant vocal de ses appareils. Cette stratégie atteint ses limites en 2026. D’un côté, le Digital Markets Act (DMA) européen oblige les gatekeepers numériques à autoriser les services tiers sur leurs plateformes. De l’autre, Siri accuse un retard technique face aux modèles de langage de nouvelle génération. Selon les données de Bloomberg, Apple aurait amorcé des négociations avec OpenAI, Google et Anthropic dès le quatrième trimestre 2025 pour intégrer leurs assistants nativement dans iOS 27.
Le constat interne est sans appel : lors de tests comparatifs menés par l’équipe Siri en janvier 2026, GPT-5 et Gemini 2.5 surpassaient Siri sur 73 % des requêtes complexes, notamment en raisonnement multi-étapes et en compréhension contextuelle. Craig Federighi aurait présenté au board un mémo stratégique préconisant l’ouverture plutôt que la course technologique solitaire.
Un modèle de sélection inédit pour l’utilisateur
Le mécanisme envisagé par Apple s’inspire du choice screen imposé par l’Union européenne pour les navigateurs web. Au premier démarrage d’un iPhone sous iOS 27, un écran proposerait une sélection d’assistants IA certifiés. L’utilisateur pourrait choisir son assistant par défaut, qui remplacerait Siri pour toutes les interactions vocales, textuelles et contextuelles du système. Selon les informations de The Verge, Apple prévoit un programme de certification garantissant le respect des normes de confidentialité et de sécurité propres à l’écosystème iOS.
Ce programme exigerait notamment que les assistants tiers traitent certaines requêtes directement sur l’appareil (on-device processing), sans transfert systématique vers le cloud. Apple conserverait ainsi son argument marketing phare : la protection de la vie privée. Les développeurs d’assistants devraient également se conformer aux App Store Review Guidelines, avec un chapitre dédié aux AI Assistants attendu pour la WWDC 2026.
Les enjeux économiques derrière l’ouverture
L’opération n’est pas purement défensive. Apple négocie des accords de partage de revenus avec chaque fournisseur d’assistant IA. Le modèle ressemblerait à celui du moteur de recherche par défaut de Safari : Google verse environ 20 milliards de dollars par an à Apple pour conserver cette position. Appliqué aux assistants IA, ce mécanisme pourrait générer entre 5 et 12 milliards de dollars annuels de revenus supplémentaires pour Cupertino, selon les estimations de Morgan Stanley publiées en mars 2026.
Pour OpenAI et Google, l’accès direct à plus de 1,5 milliard d’appareils Apple actifs représente un levier de distribution sans équivalent. Anthropic, plus discret, miserait sur le positionnement sécurité et confidentialité de Claude pour séduire les utilisateurs soucieux de protection des données. Meta, de son côté, pourrait proposer une intégration gratuite de Llama pour maintenir sa stratégie open source.
Impact sur l’écosystème des développeurs
L’ouverture de Siri aux tiers modifie profondément le paysage pour les développeurs d’applications iOS. Aujourd’hui, les apps interagissent avec Siri via les SiriKit Intents, un framework limité à des domaines prédéfinis (messagerie, paiement, navigation). Avec iOS 27, Apple introduirait un nouveau framework, provisoirement nommé AssistantKit, permettant aux apps de s’interfacer indifféremment avec n’importe quel assistant IA du système.
Ce changement architectural signifie qu’une commande comme « réserve un restaurant pour ce soir » serait traitée par l’assistant choisi par l’utilisateur, qui orchestrerait les appels aux APIs des apps tierces (OpenTable, TheFork, etc.) via un protocole unifié. Les développeurs n’auraient plus à optimiser pour un seul assistant, mais à exposer des capacités standardisées accessibles à tous.
Ce que cela signifie pour le marché de l’IA
Si Apple confirme cette stratégie lors de la WWDC en juin 2026, les conséquences dépasseront largement l’écosystème Apple. Google, déjà dominant sur Android avec Gemini, pourrait adopter une approche similaire sous pression réglementaire. Samsung, qui intègre Galaxy AI depuis 2024, devrait revoir sa stratégie d’exclusivité. Le marché des assistants IA évoluerait alors vers un modèle de concurrence directe sur la qualité du service, et non plus sur le verrouillage matériel.
Pour les utilisateurs, la promesse est celle d’un choix réel. La fidélité à un assistant dépendrait de ses performances, de sa personnalisation et de son respect de la vie privée — pas de la marque du téléphone. Un changement de paradigme que l’industrie technologique n’avait pas connu depuis l’obligation de choix du navigateur par défaut sur Windows en 2009.
FAQ
Quand iOS 27 sera-t-il disponible ?
Apple devrait annoncer iOS 27 lors de la WWDC en juin 2026, avec une sortie publique attendue en septembre 2026. Les fonctionnalités liées aux assistants IA tiers pourraient être déployées progressivement, en commençant par l’Union européenne pour respecter les échéances du DMA.
Siri va-t-il disparaître ?
Non. Siri resterait disponible comme option par défaut et continuerait d’évoluer. Apple investit toujours dans son propre modèle de langage (Apple Foundation Model) pour améliorer les capacités de Siri, notamment en traitement on-device.
Quels assistants IA seront compatibles avec iOS 27 ?
Les candidats les plus probables sont ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google), Claude (Anthropic) et éventuellement Llama (Meta). Chaque assistant devra passer le processus de certification Apple avant d’apparaître dans l’écran de sélection.



