C’est l’alliance la plus inattendue de l’année dans la tech. Le 12 janvier 2026, Apple et Google ont annoncé que la prochaine génération de Siri et d’Apple Intelligence reposerait sur les modèles Gemini de Google. Un partenariat qui redessine les lignes de front dans la guerre de l’IA et qui pourrait enfin donner à Siri les capacités que ses utilisateurs attendent depuis des années.

Pourquoi Apple a choisi Google

Apple a longtemps tenté de développer ses propres modèles d’IA en interne, avec des résultats mitigés. Apple Intelligence 1.0, lancée avec iOS 18, a été largement critiquée pour ses capacités limitées par rapport à ChatGPT ou Claude. Les résumés de notifications étaient souvent incohérents, et les fonctions de rédaction assistée restaient en dessous des attentes.

En choisissant Gemini, Apple fait un aveu pragmatique : construire un modèle de langage de classe mondiale n’est pas son métier. Sa force réside dans l’intégration matérielle, le design d’expérience utilisateur et l’écosystème. En déléguant le « cerveau » à Google, Apple peut se concentrer sur ce qu’elle fait le mieux : l’expérience produit.

Ce qui change pour Siri

La mise à jour, attendue avec iOS 26.4 au printemps 2026, apportera plusieurs améliorations majeures. Siri bénéficiera d’une meilleure compréhension du contexte personnel de l’utilisateur, d’une conscience de ce qui est affiché à l’écran (on-screen awareness), et de contrôles plus profonds au sein de chaque application. En clair, Siri devrait enfin être capable d’enchaîner des actions complexes au lieu de se limiter à des commandes isolées.

Une version encore plus avancée est prévue avec iOS 27, qui intégrerait un chatbot Siri décrit comme « compétitif avec Gemini 3 » et « significativement plus capable » que la version du printemps. Apple semble planifier un déploiement en deux phases pour gérer les attentes.

Les questions qui restent

Le partenariat soulève des interrogations sur la vie privée. Apple a bâti sa marque sur la protection des données personnelles. Confier le traitement du langage naturel à Google — une entreprise dont le modèle économique repose sur la publicité ciblée — crée une tension de marque évidente. Apple a assuré que les données resteraient chiffrées et que le traitement local serait privilégié autant que possible, mais les détails techniques restent flous.

Il y a aussi la question de la dépendance. Si Siri repose sur Gemini, Apple devient tributaire de la feuille de route de Google. Un changement de tarification, une dégradation de performance ou un conflit commercial pourrait affecter directement l’expérience de centaines de millions d’utilisateurs d’iPhone. C’est un risque que la marque à la pomme n’a pas l’habitude de prendre.