- ▸ Claude Opus 4.6 mène SWE-bench à 80,8 %, les trois se tiennent
- ▸ Gemini 3.1 Pro domine GPQA Diamond à 94,3 %, ChatGPT joue la polyvalence
- ▸ Fenêtre de contexte : environ un million de tokens partout, pour environ 20 $
- ▸ Extended Thinking visible chez Claude, multimodalité unifiée chez Gemini
Trois modèles d’IA comparés sur ce qui pèse vraiment : les scores de codage, la fenêtre de contexte et les fonctionnalités grand public. Claude Opus 4.6 mène les tests de programmation, Gemini 3.1 Pro domine le raisonnement scientifique, ChatGPT reste le plus polyvalent. Ce comparatif s’appuie sur les benchmarks publics rapportés et la documentation des éditeurs, arrêté à mars 2026 — il ne remplace pas votre propre test avant de choisir.
| Critère | ChatGPT (OpenAI) | Claude (Anthropic) | Gemini (Google) |
|---|---|---|---|
| Prix grand public | ~20 $/mois (grille publiée) | ~20 $/mois (grille publiée) | ~20 $/mois (grille publiée) |
| Accès | Web + API | Web + API | Web + API |
| Fenêtre de contexte | ~1 M tokens selon le plan | ~1 M tokens selon le plan | ~1 M tokens selon le plan |
| Benchmark code | proche de 80 % (source Studeria) | 80,8 % SWE-bench, meilleur des trois | proche de 80 % (source Studeria) |
| Raisonnement scientifique | non détaillé par la source | non détaillé par la source | 94,3 % GPQA Diamond, meilleur des trois |
| Point fort documenté | multimodalité et fonctions grand public | codage et Extended Thinking visible | contexte long et science |
L’essentiel
– Les trois modèles flagship atteignent une fenêtre de contexte d’environ un million de tokens, selon le plan et le mode d’utilisation retenus.
– Claude Opus 4.6 affiche le meilleur score de codage des trois avec 80,8 % sur SWE-bench, d’après la comparaison publiée par Studeria (mars 2026).
– Gemini 3.1 Pro décroche le meilleur résultat en raisonnement scientifique avancé, à 94,3 % sur GPQA Diamond selon la même source.
– Le bon choix dépend du cas d’usage — code, analyse scientifique ou usage quotidien polyvalent — détaillé plus bas.
Claude Opus 4.6 mène SWE-bench à 80,8 %, les trois se tiennent
Le codage est devenu le terrain de benchmark le plus scruté pour les grands modèles de langage. Sur SWE-bench, qui mesure la capacité à résoudre de vraies tâches de développement logiciel, la comparaison publiée par Studeria place Claude Opus 4.6 en tête avec 80,8 %, qualifié de meilleur score des trois flagship.
L’écart entre les trois reste faible. Puisque 80,8 % constitue le sommet, ChatGPT et Gemini se logent dans un mouchoir de poche juste en dessous, sans que la source isole un chiffre distinct pour chacun sur ce test précis. Pour un usage réel, cette proximité signifie qu’aucun des trois ne disqualifie l’autre sur la génération de code courante.
La trajectoire d’Anthropic mérite un mot. Toujours selon la même comparaison, une itération ultérieure de Claude a porté la barre à 87,6 % sur SWE-bench Verified, la variante vérifiée manuellement du benchmark. Anthropic a ensuite coiffé sa gamme avec Fable 5, lancé le 10 juin 2026 et présenté comme détenteur du record du Remote Labor Index, à 15,8 %.
Ce dernier indicateur ne mesure pas le code au sens strict. Le Remote Labor Index évalue la capacité d’un modèle à mener des tâches de travail à distance de bout en bout — un signal d’autonomie agentique plus que de pure programmation. Le record de 15,8 % reste modeste dans l’absolu, ce qui rappelle une limite documentée de ces mesures : elles progressent vite mais partent de bas sur les tâches longues et composites.
Notre lecture : sur le codage pur, les trois modèles jouent dans la même catégorie, et l’avantage de Claude se compte en points, pas en dizaines de points. La différence se joue davantage sur l’expérience de travail avec le modèle que sur le score brut.
Gemini 3.1 Pro domine GPQA Diamond à 94,3 %, ChatGPT joue la polyvalence
Le codage ne résume pas les capacités d’un modèle. Sur le raisonnement scientifique avancé, la hiérarchie change. Le benchmark GPQA Diamond regroupe des questions de niveau doctorat en physique, chimie et biologie, conçues pour résister à une simple recherche en ligne.
Sur ce test, la comparaison de Studeria attribue à Gemini 3.1 Pro un score de 94,3 %, le meilleur des trois flagship. L’écart avec le codage est net : là où Claude prend la tête sur SWE-bench, Gemini prend la sienne sur la science dure. Aucun des deux ne domine partout.
Ce résultat oriente concrètement un choix. Pour un chercheur, un étudiant en filière scientifique ou un analyste qui manipule des raisonnements techniques enchaînés, un score de 94,3 % sur des questions de niveau doctorat constitue un argument mesurable, pas une impression.
ChatGPT, de son côté, ne se distingue pas par un pic de benchmark isolé dans cette comparaison, mais par l’étendue de ses fonctionnalités grand public. La plateforme d’OpenAI intègre GPT-4o Image pour la génération et l’édition d’images, la recherche web native et les GPT personnalisés, ces assistants configurables par l’utilisateur pour une tâche précise.
Cette accumulation de fonctions explique sa réputation d’outil généraliste. Un utilisateur qui veut un seul service capable de rédiger, illustrer, chercher sur le web et exécuter un assistant sur mesure trouve chez ChatGPT une couverture large, là où les concurrents demandent parfois de basculer entre plusieurs modes.
Fenêtre de contexte : environ un million de tokens partout, pour environ 20 $
Sur les capacités techniques de base, les trois éditeurs ont convergé. La documentation indique que la fenêtre de contexte des trois modèles flagship peut atteindre environ un million de tokens, selon le plan et le mode d’utilisation choisis.
Un million de tokens représente, en ordre de grandeur, plusieurs milliers de pages de texte traitées en une seule requête. Ce seuil, réservé il y a peu aux modèles les plus onéreux, s’est banalisé au sommet de gamme des trois acteurs. Il rend possible l’analyse de longs contrats, de bases documentaires entières ou de codebases complètes sans découpage manuel.
Côté tarif, les grilles publiées situent l’abonnement grand public autour de 20 dollars par mois pour chacun des trois services, avec accès web et API. À ce niveau de prix, le coût n’est plus le critère qui départage : les trois se paient sensiblement la même somme pour un accès individuel.
Extended Thinking visible chez Claude, multimodalité unifiée chez Gemini
Les différences d’expérience se logent dans l’interface, pas seulement dans les scores. Sur ce plan, chaque éditeur a fait un pari distinct.
Claude Opus 4.6 est, d’après la documentation, le seul des trois à proposer un mode Extended Thinking visible sur son interface grand public. L’utilisateur voit le raisonnement du modèle se dérouler avant la réponse finale, étape par étape. Pour un usage professionnel où la traçabilité du raisonnement compte — vérifier une chaîne logique, repérer où une déduction dérape — cette transparence est un atout concret, pas cosmétique.
Gemini met en avant un autre choix : un modèle multimodal unifié, capable de traiter texte, images, audio et vidéo dans une même architecture. L’intérêt n’est pas d’aligner des fonctions séparées, mais de raisonner sur plusieurs formats à la fois. Analyser une vidéo tout en croisant un document texte relève du même appel, sans passer par des modules distincts.
ChatGPT occupe une position intermédiaire. Sa force n’est pas un mode signature unique, mais l’empilement de briques grand public — génération d’images, recherche web, GPT personnalisés — qui en font l’outil le plus immédiatement polyvalent pour un public non technique.
Ces trois approches ne se classent pas sur une échelle unique. Elles répondent à des attentes différentes : transparence du raisonnement pour Claude, unification des formats pour Gemini, largeur fonctionnelle pour ChatGPT.
Ce qui distingue vraiment les trois options
Réduit à l’essentiel, le tableau se lit ainsi. Aucun des trois modèles ne domine sur tous les critères mesurés par la comparaison de mars 2026. Claude prend la tête sur le codage, Gemini sur la science avancée, ChatGPT sur l’étendue des fonctions grand public.
La fenêtre de contexte, longtemps un facteur de différenciation, ne l’est plus vraiment : environ un million de tokens partout gomme cet écart au sommet de gamme. Le prix non plus, avec un abonnement grand public voisin de 20 dollars mensuels dans les trois cas.
La vraie ligne de partage passe donc par l’usage. Un score de 80,8 % en codage et un score de 94,3 % en science ne s’adressent pas au même utilisateur. Choisir revient à identifier laquelle de ces forces recoupe votre travail quotidien — et non à chercher un hypothétique « meilleur » universel qui n’existe pas dans ces chiffres.
Pour quel profil : trois usages, trois recommandations
Les questions les plus fréquentes des utilisateurs — « lequel est le meilleur ? », puis « lequel est le meilleur pour ce que je fais ? » — appellent une réponse par profil, pas une réponse unique.
Pour un usage quotidien polyvalent et non technique, ChatGPT reste le choix le plus sûr. Son intégration de GPT-4o Image, de la recherche web native et des GPT personnalisés en fait un outil couteau suisse : un seul service couvre rédaction, illustration, recherche et automatisation légère. C’est l’option qui demande le moins d’arbitrages à un utilisateur qui ne veut pas jongler entre plusieurs plateformes.
Pour le développement logiciel et les tâches où le raisonnement doit être vérifiable, Claude s’impose. Son score de 80,8 % sur SWE-bench, meilleur des trois, se double d’un mode Extended Thinking visible, unique parmi les trois interfaces grand public. Un développeur qui veut suivre la logique du modèle avant d’accepter son code y gagne un contrôle que les concurrents n’exposent pas au même niveau.
Pour la recherche, l’analyse scientifique et le traitement multimodal, Gemini prend l’avantage. Son 94,3 % sur GPQA Diamond, meilleur des trois sur des questions de niveau doctorat, et son architecture multimodale unifiée (texte, image, audio, vidéo) répondent aux besoins d’un profil technique qui croise formats et disciplines. Pour un usage documentaire lourd, la fenêtre d’environ un million de tokens sert les trois également.
Notre recommandation générale : partez du cas d’usage dominant, testez sur vos propres tâches, et gardez en tête que ces classements datent de mars 2026 et évoluent à chaque nouvelle version — Anthropic a par exemple sorti Fable 5 le 10 juin 2026, après la période couverte par la comparaison citée.
Questions fréquentes
Quel modèle offre le meilleur score en codage selon les tests publics ?
Claude Opus 4.6 obtient le meilleur résultat des trois sur SWE-bench, avec 80,8 %, d’après la comparaison publiée par Studeria en mars 2026. Une itération ultérieure de Claude a porté la mesure à 87,6 % sur SWE-bench Verified. Les trois modèles restent toutefois proches sur ce test.
Les trois modèles gèrent-ils les mêmes volumes de données ?
Oui, pour l’essentiel. La documentation indique que les trois modèles flagship peuvent atteindre une fenêtre de contexte d’environ un million de tokens, selon le plan et le mode d’utilisation. Ce seuil permet de traiter plusieurs milliers de pages en une seule requête, sans découpage manuel du document.
Un seul de ces modèles est-il « le meilleur » ?
Non, pas sur les critères mesurés. Claude mène le codage (80,8 % SWE-bench), Gemini le raisonnement scientifique (94,3 % GPQA Diamond), et ChatGPT couvre le plus large éventail de fonctions grand public. Le choix pertinent dépend de votre usage principal, pas d’un classement global unique.
Pour approfondir, notre dossier sur l’évolution des fenêtres de contexte vers le million de tokens et notre analyse des benchmarks agentiques et de leurs limites complètent ce comparatif.


