- ▸ Une participation étatique sur la table
- ▸ Une part valorisée à 42,6 Md$
- ▸ Trump, actionnaire du privé
- ▸ Une taxe à 50 % en alternative
La valorisation d’OpenAI atteint 852 Md$. Le PDG Sam Altman suggère une participation étatique pour désamorcer les tensions avec l’administration Trump et le mécontentement public autour de l’IA. La part évoquée pèserait environ 42,6 Md$.
Points clés – OpenAI envisage de céder 5 % de son capital au gouvernement américain, selon le Financial Times relayé par The Verge le 2 juillet 2026. – Cette part vaudrait environ 42,6 Md$, sur une valorisation de 852 Md$ issue du dernier tour de table. – Sam Altman a lui-même avancé le chiffre de 5 %, pour apaiser les critiques et limiter le risque réglementaire. – L’administration Trump détient déjà 10 % d’Intel et réclame 15 % des ventes de puces IA de Nvidia et AMD vers la Chine. – Les discussions restent à un stade préliminaire et concerneraient d’autres acteurs américains de l’IA.
Une participation étatique sur la table
OpenAI a fait circuler l’idée de donner 5 % de son capital au gouvernement fédéral américain, rapporte le Financial Times, repris par The Verge ce jeudi 2 juillet 2026. Objectif affiché : apaiser les tensions avec l’administration Trump et atténuer le rejet croissant de l’IA dans l’opinion. Selon les mêmes sources, Sam Altman, PDG d’OpenAI, a lui-même suggéré ce seuil de 5 %.
Une part valorisée à 42,6 Md$
Le chiffre prend son sens au regard de la valorisation d’OpenAI. Le dernier tour de table s’est clôturé sur une valeur d’entreprise de 852 Md$. Sur cette base, une participation de 5 % représenterait environ 42,6 Md$.
L’ordre de grandeur est massif. Il dépasse la capitalisation de nombreux groupes cotés du CAC 40. Pour l’État américain, cette part transformerait la puissance publique en actionnaire direct de l’entreprise la plus valorisée du secteur.
La logique diffère d’une taxe classique. Une prise de participation lie durablement les intérêts financiers du gouvernement à ceux d’OpenAI. Toute hausse de valorisation profiterait mécaniquement au Trésor, tout recul l’exposerait aussi. Les modalités précises, elles, restent non communiquées à ce jour.
Trump, actionnaire du privé
La proposition s’inscrit dans une stratégie déjà engagée par l’administration Trump. L’État fédéral a pris une participation de 10 % dans le fabricant de puces Intel. Il a par ailleurs exigé de Nvidia et AMD 15 % de leurs revenus tirés des ventes de puces IA vers la Chine, selon The Verge.
Ce précédent change la lecture de l’offre d’OpenAI. Face à un exécutif prêt à entrer au capital ou à ponctionner les revenus, l’entreprise choisit d’anticiper plutôt que de subir. Une participation gouvernementale pourrait, selon les sources disponibles, aider OpenAI à éviter une réglementation contraignante.
Le calcul est politique autant que financier. En associant l’État à sa réussite, OpenAI cherche un allié plutôt qu’un régulateur hostile. Reste que les discussions se trouvent, à ce stade, à un stade précoce.
Une taxe à 50 % en alternative
D’autres voix plaident pour une approche plus dure. Le sénateur Bernie Sanders défend l’idée que l’IA constitue une ressource publique. Il propose une taxe unique de 50 % sur la valeur boursière des entreprises du secteur, afin de créer un fonds souverain.
Deux visions s’opposent donc. La première, portée par OpenAI, échange des parts contre un climat réglementaire apaisé. La seconde, portée par Sanders, prélève sur la valeur créée pour la redistribuer via un véhicule public dédié.
Un accord loin d’être acquis
Le dispositif imaginé par OpenAI dépasserait le seul cas de l’entreprise. La proposition impliquerait que d’autres sociétés américaines de l’IA cèdent au gouvernement des parts similaires. Leur adhésion reste incertaine, selon The Verge.
Concrètement, la portée dépendra de ce ralliement collectif. Un accord isolé n’aurait pas le même poids qu’un mécanisme sectoriel généralisé. En l’état, aucune entreprise tierce n’a confirmé son intérêt.
FAQ
Que gagnerait OpenAI en cédant 5 % au gouvernement ?
L’entreprise stabiliserait son environnement réglementaire. Une participation étatique pourrait, selon les sources disponibles, l’aider à éviter une réglementation contraignante, en échange d’un alignement des intérêts financiers avec la puissance publique. Le prix : environ 42,6 Md$ de capital.
Existe-t-il d’autres pistes pour capter les bénéfices de l’IA ?
Oui. Le sénateur Bernie Sanders propose une taxe unique de 50 % sur la valeur boursière des entreprises d’IA, pour alimenter un fonds souverain. Cette approche prélève sur la valeur existante, là où l’offre d’OpenAI repose sur une prise de participation directe.
À suivre
Prochaine étape : voir si d’autres acteurs américains de l’IA acceptent un dispositif comparable. À lire aussi, notre suivi de la course aux valorisations dans l’IA.



