- ▸ Gemini Notebook peut désormais lire vos propres livres
- ▸ Un livre de cuisine généré à partir des « Food Rules » de Michael Pollan
- ▸ Plus de 100 000 titres déjà compatibles, avec des garde-fous d'accès
- ▸ 15 auteurs partenaires, dont Steven Pinker et Jennifer Wallace
Google rend accessible le contenu de ses achats sur Gemini Notebook grâce à « Expert Intelligence ». Les utilisateurs peuvent désormais interroger directement des titres du Google Play Books pour générer des plans ou des podcasts, selon The Verge, le 27 août 2026.
Ce qu’il faut retenir – Intégration directe des livres achetés via la fonction « Expert Intelligence » dans Gemini Notebook. – Plus de 100 000 ouvrages publiés par des éditeurs comme Penguin Random House sont supportés dès maintenant. – Google collabore avec 15 auteurs, dont Michael Pollan et Kim Scott, pour créer des notebooks personnalisés.
Gemini Notebook peut désormais lire vos propres livres
Gemini Notebook, l’outil de prise de notes assistée par IA de Google, tire désormais des informations directement des livres achetés sur Google Play Books. La fonctionnalité s’appelle « Expert Intelligence », rapporte The Verge.
Concrètement, l’utilisateur peut poser des questions sur le contenu d’un ouvrage, générer un plan d’action ou une infographie basée sur son texte. L’IA ne se contente plus de résumer des documents importés : elle puise dans une bibliothèque personnelle déjà payée.
Un livre de cuisine généré à partir des « Food Rules » de Michael Pollan
Lors d’un briefing avec The Verge, Google a montré comment l’outil génère un livre de recettes à partir de Food Rules, l’ouvrage de Michael Pollan sur les règles alimentaires. Autre démonstration : Gemini Notebook applique les principes de Radical Candor, le livre de management de Kim Scott, pour conseiller l’utilisateur avant une conversation professionnelle difficile.
Un responsable produit de Google a résumé l’ambition derrière cette fonction : « I’m really interested in the idea of building a collection of people whose work you really value, and kind of creating your own dream team of advisers that are just available to you wherever you go », a-t-il déclaré à The Verge.
L’idée dépasse la simple recherche documentaire. Il s’agit de transformer une bibliothèque personnelle en panel de conseillers consultables à tout moment, sur n’importe quel sujet couvert par les ouvrages possédés.
Plus de 100 000 titres déjà compatibles, avec des garde-fous d’accès
Le catalogue supporté dépasse déjà 100 000 livres au lancement. Il inclut des ouvrages publiés par Penguin Random House, Johns Hopkins University Press, Macmillan Publishers et O’Reilly Media, précise The Verge.
Google a intégré des protections pour empêcher un utilisateur d’accéder, via l’IA, à du matériel qu’il n’a pas acheté. Seuls les livres présents dans la bibliothèque personnelle de l’utilisateur alimentent ses notebooks — l’entreprise ferme ainsi la porte à un contournement de l’achat individuel par requête IA.
Ce garde-fou distingue la fonction d’un simple accès élargi au catalogue Play Books. L’IA reste cantonnée aux titres déjà payés, ce qui protège le modèle économique des éditeurs partenaires tout en évitant à Google une exposition juridique sur du contenu non acquis.
15 auteurs partenaires, dont Steven Pinker et Jennifer Wallace
Google a travaillé avec 15 auteurs pour construire ces notebooks personnalisés, parmi lesquels Michael Pollan, Kim Scott, Steven Pinker et Jennifer Wallace, selon The Verge.
Un porte-parole de Google a précisé l’objectif commercial de la démarche : « We want to be able to create a space where users can bring whatever knowledge, whatever expertise they think is going to be most relevant and do it in a way that creates new revenue possibilities for authors and publishers as well », a-t-il indiqué à The Verge.
Sur Google Play Books, les titres compatibles avec « Expert Intelligence » afficheront un badge « Gemini Notebook » sous la catégorie « Tools ». L’utilisateur repère ainsi en un coup d’œil quels achats peuvent nourrir ses notebooks, sans avoir à tester chaque ouvrage.
Un pari sur la monétisation du savoir des auteurs
Cette intégration place Google dans une position singulière face à Amazon et Apple, qui vendent aussi des ebooks mais n’ont pas encore ouvert leurs catalogues à une couche IA interactive de ce type. En connectant directement l’achat d’un livre à un usage conversationnel, Google crée un canal de revenus additionnel pour les éditeurs, au-delà de la simple vente unitaire.
Reste à savoir comment les droits d’auteur seront rémunérés à l’usage — via redevance forfaitaire ou pourcentage sur les interactions générées. The Verge ne détaille pas ce volet financier, mais le langage employé par Google, qui évoque de « nouvelles possibilités de revenus », suggère un modèle de partage encore en construction avec les 15 auteurs pilotes et les quatre éditeurs déjà engagés.



