- ▸ Prérequis : ce dont tu as besoin avant de commencer
- ▸ Comprendre : à quoi sert cette mention
- ▸ Étape 1 — Ouvre le menu d'une publicité que tu vois
- ▸ Étape 2 — Clique sur « Comment cette annonce a été créée »
Tu vas apprendre à repérer, en deux clics, si une publicité que tu vois sur Google a été créée ou retouchée avec l’IA. Google ajoute une mention « Comment cette annonce a été créée » dans son panneau My Ad Center. Elle couvre les annonces sur la Recherche, YouTube et Discover. Ce guide s’adresse à toi que tu sois simple internaute curieux ou annonceur. Tu as besoin de 10 minutes.
Ce qu’il faut retenir – Google glisse une nouvelle fonctionnalité grand public dans « My Ad Center » pour signaler les contenus générés par IA. – La divulgation s’active automatiquement quand l’annonceur passe par les outils publicitaires IA de Google. – Quand l’ad est créée ailleurs, c’est à l’annonceur de cocher lui-même la mention — Google ne vérifie pas. – Jusqu’ici, seules les publicités électorales devaient afficher ce type de mention. – Dans certains pays, le label IA devient obligatoire quand la loi locale l’exige.
Prérequis : ce dont tu as besoin avant de commencer
Rassure-toi, la barre d’entrée est basse. Voici les trois choses utiles.
- Un accès à Google Search, YouTube ou Google Discover. C’est là que la mention apparaît.
- Un compte Google connecté, si tu veux retrouver l’historique de tes publicités dans My Ad Center.
- Pour la partie annonceur : un accès à ton compte Google Ads, avec les droits de modification.
Tu n’as pas besoin de compétence technique. Si tu sais cliquer sur un menu et lire une fiche, tu sais déjà l’essentiel. Le reste, on le déroule pas à pas.
Comprendre : à quoi sert cette mention
L’IA rend la création publicitaire beaucoup plus rapide. Une marque peut placer son produit dans dix décors différents, sans studio photo ni séance e-commerce coûteuse. D’après TechCrunch, c’est justement cet usage qui explose : gagner du temps, économiser sur la photo réelle.
Le revers, c’est la confusion. Si tu regardes une photo de produit sans savoir qu’elle est synthétique, tu peux croire qu’il s’agit d’un cliché réel. La mention de Google répond à ça.
Pense à l’étiquette de composition sur un vêtement. Elle ne t’empêche pas d’acheter le pull. Elle te dit juste ce qu’il y a dedans. La mention « Comment cette annonce a été créée » joue le même rôle : elle affiche l’origine, tu décides ensuite.
Étape 1 — Ouvre le menu d’une publicité que tu vois
Repère une publicité dans tes résultats Google Search, sur YouTube ou dans ton fil Discover. Chaque annonce diffusée par Google porte un petit repère cliquable.
Tu cherches deux éléments : le menu à trois points (les trois petits points alignés) ou l’icône d’information (le « i » entouré). L’un des deux est toujours présent sur l’annonce.
Clique dessus. Le panneau My Ad Center s’ouvre. C’est le centre de contrôle que n’importe qui, partout dans le monde, peut consulter pour comprendre pourquoi une publicité lui est montrée. Rien à installer, rien à activer au préalable.
[capture : une publicité Google Search avec le menu trois points entouré en haut à droite]
Cette étape sert à atteindre le panneau où vit la nouvelle information. Sans passer par ce menu, tu ne verras pas l’origine de l’annonce. C’est le point d’entrée unique, identique sur les trois plateformes concernées.
Astuce Le menu trois points et l’icône « i » ne sont pas toujours au même endroit selon la plateforme. Sur YouTube, cherche près du bandeau « Sponsorisé ». Sur Discover, il est souvent en bas de la carte. Prends l’habitude de scanner les coins de l’annonce.
Étape 2 — Clique sur « Comment cette annonce a été créée »
Une fois le panneau My Ad Center ouvert, tu vois plusieurs informations sur l’annonceur et les raisons du ciblage. Une nouvelle ligne s’ajoute désormais à cette liste.
Elle s’intitule « How this ad was made » — « Comment cette annonce a été créée » en version française. Clique dessus. Google t’indique alors si la publicité a été créée ou modifiée à l’aide de l’IA.
[capture : le panneau My Ad Center avec l’option « Comment cette annonce a été créée » surlignée]
C’est le cœur du dispositif. Avant cette mise à jour, cette information n’existait pas pour le grand public. La mention te donne un signal binaire simple : IA impliquée, ou pas. Elle ne te dit pas dans quelle proportion l’IA est intervenue, ni sur quel élément précis de l’image.
Garde cette nuance en tête. Une publicité peut afficher le label tout en restant très proche du réel. À l’inverse, une retouche mineure via un outil IA suffit à déclencher la mention. Le label répond à la question « de l’IA a-t-elle servi ? », pas « à quel degré ? ».
Étape 3 — Côté annonceur : laisse les outils Google activer la mention
Passons de l’autre côté de l’écran. Tu es annonceur et tu crées tes campagnes. Voici le premier scénario, le plus simple.
Quand tu utilises les outils publicitaires génératifs de Google pour fabriquer ton annonce, la divulgation s’active toute seule. Tu n’as rien à cocher. Google sait que l’IA est passée par là, puisque c’est son propre outil qui a produit ou retouché l’image.
[capture : interface de création Google Ads avec un outil génératif et le badge de divulgation automatique]
Ce fonctionnement automatique est ta sécurité. Tu ne risques pas d’oublier la mention si tu restes dans l’écosystème natif de Google. Le système fait le travail à ta place.
Retiens quand même une chose : cette automatisation ne couvre que les créations passées par les outils Google. Dès que tu sors de cet environnement, la responsabilité bascule sur toi. On voit ça tout de suite.
Étape 4 — Renseigne toi-même la mention si tu crées ton ad ailleurs
Deuxième scénario, le plus délicat. Tu as créé ton visuel avec un autre outil IA, en dehors de Google, puis tu l’importes dans ta campagne.
Ici, rien ne s’active tout seul. Tu dois utiliser un nouveau contrôle prévu par Google pour indiquer que l’IA est intervenue dans la création. C’est une déclaration manuelle, de ta main.
Point capital : Google ne fera pas sa propre vérification pour trancher à ta place. Le système repose sur ta déclaration. Si tu ne coches pas le contrôle, la mention n’apparaît pas — même si ton visuel est 100 % synthétique.
[capture : le nouveau contrôle de déclaration IA dans le paramétrage d’une annonce importée]
Cette étape repose donc sur la bonne foi. C’est un système déclaratif, comme une case à cocher sur un formulaire douanier. Personne ne fouille ta valise à l’entrée, mais la fausse déclaration t’engage.
Prends deux minutes pour vérifier ce réglage sur chaque campagne importée. C’est le seul point où une erreur humaine peut faire dérailler la transparence promise au consommateur.
Astuce Crée-toi une checklist interne pour tes visuels importés : « ce visuel a-t-il touché un outil IA à un moment ? ». Si oui, coche le contrôle. Documente ce réflexe dans ta procédure d’équipe pour ne pas dépendre de la mémoire d’une seule personne.
Étape 5 — Vérifie les règles locales de ton marché
Dernière vérification, souvent oubliée. La mention IA peut être imposée par la loi, indépendamment de ta volonté.
Google précise que, sur certains marchés, l’annonce peut aussi être étiquetée comme IA si la réglementation locale l’exige. Autrement dit, le label ne dépend pas seulement de ta déclaration : il peut être déclenché par le droit du pays de diffusion.
[capture : paramètres de ciblage géographique d’une campagne, avec les marchés concernés par une obligation légale]
C’est un vrai changement d’échelle. Jusqu’à cette mise à jour, Google n’imposait ce type de divulgation qu’aux publicités électorales, selon TechCrunch. On passe donc d’un cas très étroit — la politique — à un cadre qui touche potentiellement toute la publicité commerciale.
Si tu diffuses dans plusieurs pays, cartographie tes marchés. Ceux qui imposent déjà l’étiquetage IA appliqueront le label, que tu l’aies déclaré ou non. Anticiper t’évite une mauvaise surprise à la validation de campagne.
Erreurs courantes à éviter – Croire que Google vérifie tout. Faux. Pour les visuels créés hors de ses outils, la plateforme s’appuie sur ta déclaration. Le contrôle manuel te revient. – Confondre « label IA » et « publicité interdite ». Google interdit les annonces trompeuses et mensongères, mais une publicité peut parfaitement utiliser un contenu synthétique ou retouché numériquement. Le label signale l’IA, il ne condamne pas l’annonce. – Oublier les visuels importés. L’automatisation ne couvre que les outils natifs Google. Chaque asset venu d’ailleurs exige ta déclaration manuelle. – Ignorer la couche légale locale. Dans certains pays, le label s’impose par la loi. Ne pas mapper tes marchés, c’est risquer un étiquetage subi. – Penser que la mention détaille le degré d’IA. Elle dit « oui/non », pas « à quel point ». Ne te repose pas dessus pour juger de la part de retouche.
Aller plus loin : ce que ce dispositif révèle
Regarde la logique d’ensemble. Google construit un système à deux vitesses. D’un côté, ses propres outils déclenchent la mention sans effort. De l’autre, tout ce qui vient de l’extérieur repose sur la déclaration volontaire de l’annonceur.
Ce choix a une conséquence concrète. Un annonceur pressé ou peu scrupuleux qui fabrique son visuel ailleurs peut, en pratique, ne rien déclarer. Google le dit noir sur blanc : la plateforme ne mène pas sa propre enquête sur ces contenus. La transparence tient donc à la rigueur de chaque annonceur.
Il y a un intérêt évident à rester dans l’écosystème Google : la mention devient automatique, donc sans risque d’oubli. On peut y lire une incitation douce à utiliser les outils maison plutôt que des solutions IA tierces. La commodité pousse dans un sens précis.
Notre lecture : ce dispositif fait de la transparence un standard, sans en faire une garantie. Le label existe, il est visible en deux clics, et il s’étend bien au-delà des seules publicités électorales. C’est un vrai élargissement. Mais l’absence de vérification côté Google laisse une zone grise pour les visuels importés.
Pour toi, internaute, la conduite à tenir est simple. Prends le réflexe de cliquer sur « Comment cette annonce a été créée » quand une image de produit te semble trop parfaite. Tu ne sauras pas tout, mais tu sauras au moins si l’IA est passée par là quand elle a été déclarée.
Pour toi, annonceur, la règle d’or tient en une phrase : déclare systématiquement. Le coût est nul, l’oubli peut te fragiliser. Et si tu veux creuser le cadre légal qui se durcit autour du contenu synthétique, va voir notre dossier transparence et étiquetage des contenus IA.
Récap 30 secondes 1. Repère le menu trois points ou l’icône « i » sur une annonce. 2. Ouvre My Ad Center. 3. Clique sur « Comment cette annonce a été créée ». 4. Annonceur via outils Google : mention automatique. 5. Annonceur via outil externe : coche toi-même le contrôle IA. 6. Vérifie les obligations légales de tes marchés de diffusion.
Récap : ce que tu retiens
Google rend visible l’origine des publicités qui passent par l’IA. La mention « Comment cette annonce a été créée » vit dans My Ad Center, accessible à tous, sur la Recherche, YouTube et Discover.
Côté annonceur, deux cas. Tu crées avec les outils IA de Google : la divulgation s’active seule. Tu crées ailleurs : tu déclares toi-même, car Google ne vérifie pas. Ajoute la couche légale locale, qui peut imposer le label dans certains pays.
Ton action concrète aujourd’hui : teste la manip sur une publicité que tu vois là, maintenant. Puis, si tu diffuses des campagnes, audite tes visuels importés et coche ce qui doit l’être. Dix minutes bien investies.
FAQ
Que fait exactement cette nouvelle fonctionnalité de Google ?
Elle te permet de voir si une publicité a été créée ou modifiée avec l’IA. Tu ouvres le menu de l’annonce, tu accèdes à My Ad Center, puis tu cliques sur « Comment cette annonce a été créée ». Google t’indique alors si de l’IA est intervenue. La fonction couvre la Recherche, YouTube et Discover.
Est-ce que Google vérifie lui-même si mon annonce est faite avec IA ?
Non, pas quand tu crées ton visuel en dehors de ses outils. Google ne mène aucun contrôle propre sur ces contenus. Tu dois utiliser un nouveau réglage pour déclarer l’implication de l’IA. La mention repose sur ta déclaration. En revanche, si tu passes par les outils génératifs de Google, elle s’active automatiquement.
Une publicité étiquetée IA est-elle interdite ou suspecte ?
Non. Google interdit les publicités trompeuses et mensongères, mais une annonce peut parfaitement utiliser un contenu synthétique ou retouché numériquement. Le label signale simplement l’usage de l’IA. Il t’informe, il ne juge pas la légitimité de l’annonce ni la qualité du produit vendu.
La mention IA est-elle la même partout dans le monde ?
Pas tout à fait. La fonctionnalité My Ad Center est accessible partout. Mais sur certains marchés, l’annonce peut aussi être étiquetée IA parce que la loi locale l’exige, selon TechCrunch. Le déclencheur peut donc être ta déclaration, ou une obligation réglementaire propre au pays.



